Походная песня

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Le Chant du Départ, известная как «Походная песня», написана в 1794 году композитором Этьеном-Николя Меюлем на слова драматурга Жозефа Шенье. Её оригинальное название Hymne de la liberté было изменено Робеспьером на Le Chant du Départ[1].

Во времена Первой Империи (1804—1814) применялась в качестве гимна Франции, сменив «Марсельезу», которая только после Июльской революции снова стала гимном страны[2].

Французский президент Жискар д’Эстен распорядился исполнять Chant du Départ во время официальных торжеств вместе с Марсельезой[1].

Особенностью песни является то, что её куплеты должны исполняться разными группами (военные, старики, матери, и т. д.), при том что припев для всех них остаётся одинаковым[1].

Текст[править | править исходный текст]

Депутат
La victoire en chantant nous ouvre la barrière.
La Liberté guide nos pas.
Et du nord au midi, la trompette guerrière
A sonné l’heure des combats.
Tremblez, ennemis de la France,
Rois ivres de sang et d’orgueil !
Le Peuple souverain s’avance ;
Tyrans descendez au cercueil.

Хор военных (припев)
La République nous appelle
Sachons vaincre ou sachons périr
Un Français doit vivre pour elle
Pour elle un Français doit mourir.

Мать одной семьи
De nos yeux maternels ne craignez pas les larmes :
Loin de nous de lâches douleurs !
Nous devons triompher quand vous prenez les armes :
C’est aux rois à verser des pleurs.
Nous vous avons donné la vie,
Guerriers, elle n’est plus à vous ;
Tous vos jours sont à la patrie :
Elle est votre mère avant nous.

Хор матерей (припев)
La République vous appelle
sachons vaincre ou sachons périr
un Français doit vivre pour elle
Pour elle un Français doit mourir

Двое стариков
Que le fer paternel arme la main des braves ;
Songez à nous au champ de Mars ;
Consacrez dans le sang des rois et des esclaves
Le fer béni par vos vieillards ;
Et, rapportant sous la chaumière
Des blessures et des vertus,
Venez fermer notre paupière
Quand les tyrans ne seront plus.
(припев)

Ребёнок
De Barra, de Viala le sort nous fait envie ;
Ils sont morts, mais ils ont vaincu.
Le lâche accablé d’ans n’a point connu la vie :
Qui meurt pour le peuple a vécu.
Vous êtes vaillants, nous le sommes :
Guidez-nous contre les tyrans ;
Les républicains sont des hommes,
Les esclaves sont des enfants.
(припев)

Жена
Partez, vaillants époux; les combats sont vos fêtes ;
Partez, modèles des guerriers ;
Nous cueillerons des fleurs pour en ceindre vos têtes :
Nos mains tresseront vos lauriers.
Et, si le temple de mémoire
S’ouvrait à vos mânes vainqueurs,
Nos voix chanteront votre gloire,
Nos flancs porteront vos vengeurs.
(припев)

Молодая девушка
Et nous, sœurs des héros, nous qui de l’hyménée
Ignorons les aimables nœuds ;
Si, pour s’unir un jour à notre destinée,
Les citoyens forment des vœux,
Qu’ils reviennent dans nos murailles
Beaux de gloire et de liberté,
Et que leur sang, dans les batailles,
Ait coulé pour l'égalité.
(припев)

Трое военных
Sur le fer devant Dieu, nous jurons à nos pères,
À nos épouses, à nos sœurs,
À nos représentants, à nos fils, à nos mères,
D’anéantir les oppresseurs :
En tous lieux, dans la nuit profonde,
Plongeant l’infâme royauté,
Les Français donneront au monde
Et la paix et la liberté.
(припев)

Примечания[править | править исходный текст]